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Patrimoine

L'ÉGLISE

28/10/2016

L’église, qui a donné son nom au village, est l'un des édifices romans les plus caractéristiques de la région et est la seule de la vallée de la Sumène à avoir conservé son maître-autel baroque. L'ensemble du bâtiment a été inscrit (arrêté du 28.10.93) à l’Inventaire supplémentaire des Monuments historiques.

 La construction  Placée sous le patronage de St Etienne et de St Clair, l’église a des origines très anciennes, comme en témoignent la charte dite de Clovis et un document de 917 par lequel était cédée au chapitre de Brioude une église déjà dédiée à St Etienne.

L’édifice actuel, commencé à l’époque romane, a été agrandi au fil des siècles : un chœur, une nef et une abside romans ; deux chapelles gothiques du 15e siècle (près du chœur) ; une chapelle du 16e (celle au Nord près du porche) ; une chapelle du 19e (celle au Sud près du porche).

Le clocher à peigne, qui compte quatre cloches (dont l’une provient de la chapelle du château de Val) est monté au dessus d’un porche ogival protégeant un portail du 15e siècle. Une cinquième cloche, fêlée, est posée au sol, dans la première chapelle de droite. Datée de 1564, elle est l’une des premières portant des inscriptions en français et non en latin. Le porche gothique du XVe comporte une niche prévue pour une piéta. Une grande statue de la Vierge, en fonte, surmonte le clocher depuis 1870.

Une remarquable piéta du XVe autrefois dans la niche sous le porche est située près de la porte ainsi que les fonts baptismaux, une grande cuve de lave prise dans le mur, un beau bénitier en pierre sculptée, de 1751, et les restes d'un chemin de croix (gravure). A noter que la tribune au-dessus de la porte était autrefois réservée aux hommes…

  L'intérieur  Le maître Autel des XVII° et XVIII° siècles est surmonté d’un retable en bois peint et doré au centre duquel un tableau représente la lapidation de Saint-Étienne, diacre et premier martyr exécuté vers 37. Le tabernacle, en bois doré, est orné par des anges, comme les corniches, et est entouré par des sculptures en médaillon représentant les quatre évangélistes, chacun accompagné par son symbole : l'aigle pour Jean, le taureau pour Luc, le lion pour Marc, l'ange pour Matthieu.

Les peintures de la voûte représentent la colombe du Saint-Esprit précédée de l’œil de Dieu peint au milieu du triangle symbolisant la Sainte Trinité.

De multiples statues,  d’époques différentes et pour certaines très anciennes, ornent l'édifice :

- les statues en bois polychrome et doré des deux saints patrons de la paroisse : saint Clair (tenant un livre surmonté d'yeux rappelant que ce saint est le patron des aveugles, verriers et lunetiers) et saint Etienne (en diacre et tenant à la main les cailloux de son supplice).
- d’autres statues en bois peint et doré dont une Vierge à l'Enfant, les deux couronnés (XVIIIe), et une Vierge de petite dimension (XVII-XVIIIe) retrouvée dans le grenier du presbytère.

La chapelle de gauche est dite du château et date du XVIe siècle, édifiée par les seigneurs de Saint-Étienne pour leur repos. On y découvre, un magnifique blason armorié, en clé de voûte. Une autre chapelle abrite un tableau représentant la « Fuite en Égypte ». Sa particularité, l’enfant Jésus y est représenté sous les traits du petit François-Marie, fils du dernier comte de Saint- Étienne décédé à 4 ans ½, en 1836.

  L'extérieur  Le chevet est divisé en trois compartiments par des colonnes engagées supportant une corniche moyennement saillante par l’intermédiaire de chapiteaux. L’un d’entre eux est particulièrement remarquable, avec un centaure sagittaire courant qui tire à l’arc vers l’arrière et, au-dessus, un entrelacs encadré aux deux angles par deux têtes bizarres, dont l’une laisse pendre une langue démesurée.
Treize modillons, dont un représentant un buste humain et les autres adoptant un décor géométrique avec, de-ci de-là, une toute petite tête à peine gravée, entourent le chevet.

Le cimetière était situé, jusqu’au 19e siècle, autour de l’église, et la décoration du chevet avait été complétée par une litre portant, ainsi que sur le mur de la chapelle du château, les armes de la famille de Saint-Etienne, éteinte au 19e siècle, qui sont devenues depuis celles de la Commune.